On me demande souvent comment trouver un traducteur agréé pour traduire des documents officiels, ou bien parce que parfois il est demandé que la traduction soit « certifiée » par un traducteur agréé. Je vous conseille soit le lien suivant de la Cour de cassation soit ce lien du site service-public.fr, qui renvoie entre autres vers la Cour de cassation. Autrement, vous pouvez vous rendre sur le site de la Cour de cassation, en bas, à droite, en rouge, « liens professionnels », puis « experts judiciaires (dont traducteurs) ». C’est la seule façon d’avoir les liste officielles.
Il existe le site « Annuaire des traducteurs assermentés de France », qui est très bien référencé, mais qui n’est pas un site officiel. Préférez-donc les liens ci-dessus.
À noter que, pour ceux qui se poseraient la question, je suis pas (encore) traductrice agréée, mais que vous pouvez me contacter, et selon vos besoins en langues, je pourrais vous orienter vers des confrères.
Je suis tombée par hasard sur ce podcast de France Inter, intitulé : Comment la traduction automatique s’est-elle mise à (mieux) marcher ? Xavier de La Porte s’entretient avec Thierry Poibeau, directeur de recherche au CNRS, qui a sorti en 2019 chez Odile Jacob l’ouvrage : Babel 2.0 Où va la traduction automatique ?
Ce podcast de 48 minutes est passionnant (écoutez-le !) et aussi, rassurant : « pour l’instant » selon Thierry Poibeau, la machine ne fait pas aussi bien que l’homme, et donc les traducteurs sont toujours nécessaires 🙂
Une série de trois webimaires, trois mardis de suite, dont un mardi dernier, au programme plus qu’alléchant ont lieu pendant cette période difficile. C’est en ligne et c’est accessible à tous, à condition d’être membre de la Société Française de Traductologie (adhésion 30 euros, 20 pour les étudiants). Pour participer, il faut envoyer un mail à soft.univ.paris10@gmail.com, afin de recevoir par la suite les codes zoom. Pas de replay (hop une insertion hétérolingue) possible, donc il faut réserver ses mardis !
Voilà, à défaut de participer à des marathons ou d’autres manifestations en -thon, j’ai participé au premier « translatathon » (oui oui apparemment ce mot « existe », si on le googelise on trouve !), sorte de « marathon de traduction » organisé par Translators Without Borders = Traducteurs Sans Frontières.
Le principe était de traduire/réviser le plus de mots possible en un nombre de jours limités, cette fois entre le 28 septembre et le 7 octobre.
On a été 350 à participer et au total 317 150 mots ont été traduits. C’est beau 🙂 On avait reçu un mail autour de la mi-parcours pour nous encourager et nous rappeler que chaque petite participation comptait, même quelques centaines de mots (c’est là que je m’y suis mise…) !
Je n’ai clairement pas cherché un quelconque classement dans ma participation au translatathon cette fois parce que je n’avais malheureusement pas beaucoup de temps. J’ai quand même été classée dans le « Board of Champions » (36ème) ; il paraît qu’on va recevoir un petit cadeau 🙂 J’espère que d’autres translatathons seront organisés, et la prochaine fois j’espère pouvoir donner davantage de mon temps. Et de toute façon j’en donne régulièrement à TWB, ça me plaît vraiment !
Pour avoir une idée des contenus à traduire, entre autres, il y avait un projet pour aider l’OMS à former le personnel humanitaire de terrain qui fait face à la crise du virus Ebola en République Démocratique du Congo ; le projet e-cancer qui a pour but d’aider des professionnels de santé à améliorer les soins prodigués aux patients atteints de cancer ; des documents pour USAHello qui aide les réfugiés et les immigrants installés. Davantage de détails et les infos sur les autres projets sont décrits ici.
Ça y est, on y est enfin, au 30 septembre ! Ça fait des mois que je scrute les programmes de la journée mondiale de la traduction. Ça a commencé dès ce week-end, dans pas mal de villes en France ; il y a eu de très belles manifestations organisées. Le meilleur endroit pour savoir tout ce qui s’est passé c’est le site de la SFT. Samedi dernier de mon côté j’étais à l’INALCO, à Paris. C’était passionnant, encore plein de notes à relire, mettre au propre, dévorer.
Côté emplettes j’ai adoré rencontrer le super libraire de La Maison du Dictionnaire. J’ai craqué pour Le traducteur encore plus averti de François Lavallée et La traduction médicale de Maurice Rouleau, tous les deux chez Linguatech. Vous pouvez retrouver tous les trésors de la Maison du Dictionnaire près de la gare Montparnasse. J’ai aussi totalement craqué sur un tote bag de l’ATAA (cf photo ci-dessous !), bravo à ceux qui ont eu l’idée de ces chouettes sacs. J’ai beaucoup aimé leur produits VdT (aka Vie de Traducteur, un peu sur le principe de VdC, Vie de Carabin, qui est probablement davantage connu – pour l’instant). Enfin, j’avais craqué sur le Translitterature n°50 qui présentait 16 portraits de traducteurs, mais ma bourse était désespérément vide ! En parcourant l’ouvrage, c’était comme un hors-série Closer de traducteurs, probablement en plus qualitatif et terriblement alléchant. Grosse frustration donc mais ce n’est que partie remise, j’espère bien me l’offrir à une prochaine manifestation où l’asso ATLF sera présente !
Pour les autres célébrations de la Journée Mondiale en France, certaines ont mis en place soit des retransmissions en direct, soit qui seront bientôt disponibles sur YouTube (je pense notamment à la Bourgogne). De quoi faire durer le plaisir 🙂
Officiellement en tout cas, la journée des traducteurs c’est aujourd’hui, le 30, jour de la Saint Jérôme. Il est considéré le « saint patron » des traducteurs pour sa révision de la Bible.
Il y a encore d’autres événements à venir autour de cette journée, comme la conférence en ligne sur ProZ qui commence demain. Et pour les franciliens, le week-end prochain, un programme on ne peut plus alléchant pour le Festival VO-VF à Gif-sur-Yvette.
Vous vous demandez comment être au courant de tout ça ? Pour moi le meilleur moyen c’est Twitter. Vous pouvez y suivre les hashtags #JMT2019 #IDT2019, le compte @SFTfr, ainsi que plein d’autres comptes d’assos ou de passionnés que retweetent/relayent l’info.
Quelques jours après avoir créé mon statut de micro entrepreneure sur le site de l’Urssaf, j’ai eu la surprise de recevoir, comme PREMIER COURRIER, avant même tout courrier officiel, un courrier d’arnaque me demandant de verser sous 8 jours 168 euros sur un compte, intitulé « Finalisation de votre enregistrement au registre SIRET/SIREN des AUTO-ENTREPRISES & ENTREPRENEURS INDIVIDUELS »
Il fallait ensuite envoyer un « coupon à détacher, remplir et renvoyer pour enregistrement » à « MEE SERVICE DES ENREGISTREMENT AU REGISTRE DES ENTREPRENEURS 40 rue Alexandre Dumas 75011 Paris »
J’insiste sur le fait qu’on dit communément qu’il faut bien lire les astérisques et les petites lignes, or sur mon courrier, rien de tout cela. Au contraire, le beau logo de l’Insee, une belle adresse parisienne, des informations sur ses numéros SIREN ET SIRET plus pédagogiques que toutes celles délivrées ailleurs.
Apparemment on reçoit pas mal de ce type de courrier quand on crée une entreprise, j’ai hâte de voir les autres…
La morale de cette histoire : dans les plus belles arnaques, l’orthographe reste la clé ! ouf !
Mise à jour de cet article le 10 octobre :
A ce jour, j’ai reçu deux autres courriers me demandant de payer environ 200 euros pour « finir de m’enregistrer ». Contrairement au courrier numéro 1, les deux suivants ressemblaient bien plus à ce qu’ils sont, à savoir des arnaques. Cette fois pas de fautes d’orthographe, mais il était effectivement mentionné (et pas en tout petit) que la démarche était non obligatoire et purement commerciale, au milieu d’un certain nombre d’informations vraies, comme mon adresse ou mon SIRET.
Ce qui est « drôle » dans tout ça, c’est que maintenant je me méfie de TOUS les courriers que je reçois concernant l’entreprise, y compris des courriers authentiques donc. Mon réflexe est par conséquent de vérifier à chaque fois auprès de notre ami Google si c’est normal qu’on nous demande telle ou telle info. Je vous conseille une démarche similaire…
Et pour finir de rire, l’URSSAF a mal enregistré mon identité, me voilà avec une belle « coquille » dans mon prénom…de quoi vraiment semer le doute sur ce qu’est la vérité… 😉 mais là on part vers un autre débat…
J’ai choisi de concourir dans les deux catégories « littérature » et « humanitaire ». Dans la première catégorie, c’est un extrait de 200 mots du texte de Barbara Kingsolver, High Tide in Tucson, essai américain paru en 1995. Dans la seconde catégorie, c’est un extrait de 250 mots du blog de TWB qui traite de l’aide humanitaire au moment du cyclone Idai qui a frappé le Mozambique début 2019.
J’ai pris beaucoup de plaisir à traduire les deux textes. En particulier, le texte extrait du blog de TWB traite de l’importance de la traduction, et plus généralement de la communication réussie, dans les situations de crise dans lesquelles l’aide humanitaire est requise. On se rend compte que le traducteur est presque aussi utile que le médecin par exemple. Si les informations sur l’aide sont mal comprises, l’aide ne peut aboutir. D’où l’importance d’être un traducteur volontaire 🙂
Résultats à la mi-août !
Mise à jour de cet article le 10 octobre :
Et voici les résultats, annoncée par Claudia Mandalà 🙂 C’est plutôt pas mal pour un premier « Contest »
Thank you for participating in the TWB French translation contest. Your entry received a very high score from your fellow community members and is among the top submissions. To recognize the great quality of your translation, we have promoted you to Kató Verified Translator. Kató Verified Translators have access to more projects and tasks, which also means more chances to contribute and to find projects that match your interest and schedule. Congratulations once again and thank you for your taking part in our contest! Best wishes, The TWB Team
Vendredi dernier, j’ai eu la chance d’assister au colloque intitulé Traduction et traductologie : la fin de l’histoire ? organisé par Nicolas Froeliger, professeur et traducteur. Ce colloque était en fait la huitième édition de la Traductologie de plein champ. Il se déroule en trois actes, le premier ayant eu lieu à Paris donc, et les suivants à Bruxelles et Genève.
On était très loin du lieu commun – souvent fantasmé par la doxa – du colloque de chercheurs grisonnants ultra confinés dans leur sujet de travail ! Le programme était très bien ficelé, les présentations s’enchaînaient avec beaucoup de dynamisme. Il a été question à la fois d’étymologie et de sémantique, à la fois des aspects très concrets du métier de traducteur dans le monde professionnel actuel.
Bref, bravo et merci aux organisateurs ! Lecteurs, ne manquez pas les prochaines éditions de ce colloque !
Je vous mets une petite photo du programme alléchant du premier acte 🙂
Samedi 29 juin 2019. Inalco, Paris. 30 degrés. De 9h30 à 17h30. Pas de clim.
Ça ne fait pas forcément rêver ? En fait si !
Samedi dernier j’ai assisté à une formation proposée par la Société Française des Traducteurs (SFT), intitulée « Réussir son installation et se constituer une clientèle ». Probablement une des meilleures formations de ma petite vie ! Et pourtant j’en ai fait des formations avec mon bac+8… surtout si on compte les nombreuses formations offertes par les écoles doctorales de nos jours…!
Le matin c’est Nathalie Renevier de Alp Traduction qui est intervenue.
Deux grands noms du milieu de la traduction ces intervenantes ; mes amis traducteurs installés les connaissaient bien. Les exposés était hyper dynamiques et vivants, il y a eu plein d’échanges avec le public (on était autour d’une centaine), sans non plus que cela gêne le propos des formatrices. Au final on repart avec plein d’ultra précieux conseils. Pour vous donner une idée j’ai annoté 10 pages d’ordinateur (en Cambria 12, pas en 24 😉 )
Bref, je vous recommande chaudement les formations de la SFT, et j’ai bien l’intention de m’inscrire à des prochaines formations de ce type !
Merci à la SFT de les proposer !
PS : selon votre statut, ce type de formation peut être pris en charge par le FIF-PL
Vous l’avez peut-être lu sur ce site, je suis chimiste de formation. On pourrait croire qu’il n’y a aucun lien entre la chimie et la traduction… et pourtant !
L’autre jour, je suis tombée sur la très belle citation suivante, de la traductrice américaine Margaret Sayers Peden :
« I like to think of the original work as an ice cube. During the process of translation the Cube is melted. While in its liquid state, every molecule changes place; none remains in its original relationship to the others. Then begins the process of forming the work in a second language. Molecules escape, new molecules are poured in to fill in the spaces, but the lines of molding and mending are virtually invisible. The work exists in a second language as a new ice cube- different, but to all appearances the same. »